mardi 20 février 2018

20 février

https://www.martabevacquaphotography.com/
© Marta Bevacqua


Je songe à aller en Europe. Envie et pas envie. J'aimerais bien y aller pour y voir de belles choses, ne serait-ce qu'un grand ciel pur. Ça ne serait pas juste que je meure en n'ayant éprouvé que de l'horreur, de la tristesse et de l'angoisse.

© Alejandra Pizarnik - Journal - 20 février 1959

lundi 19 février 2018

fait d'hiver


Dans un ciel de février,
neige sur les cimes,
lumière qui se creuse,
je crie un adieu.

© Julie Delaloye

samedi 17 février 2018



Je suis là
fatiguée
lasse de tout ce qui n'a pas eu lieu
Rien ne m'apartient
ni les êtres ni les choses
Rien ne laissera trace de moi
si ce n'est traces de craie
sur le tableau noir.

© Véronique Joyaux

jeudi 8 février 2018



Une poésie qui dise l'indicible - un silence. Une page blanche.

© Alejandra Pizarnik - Journal - 8 février 1959

jeudi 1 février 2018

lundi 18 décembre 2017



Ce matin le soleil
étonné de comment c'est arrivé

Trop d'écrits encombrent

Je m'en suis allée
sans donner d'explications

renouer avec mon chemin de broussailles
à peine deux ou trois mots sur le dos

Jasmine Viguier - RéconciLiée

vendredi 15 décembre 2017

ombres nomades

http://laurieanne-romagne.com/mue/
© Laurie-Anne Romagne


Il y a des mots de nuit. On ne dit pas la même chose le jour et la nuit. Le jour on ne sait pas qui parle, il est absent, le corps - on pourrait aussi bien être comédien et parler avec les mots des autres. Quand dans la nuit les visages s'abandonnent, les corps s'oublient, les phrases passent au plus près de ce qu'on voudrait dire.
On ne sait pas grand chose des corps qui parlent - de ce qu'ils disent encore moins, sans doute.
© Astrid Waliszek

samedi 18 novembre 2017

tout est dit

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© Adi Dekel

En un éclair s'évanouit

l'incertitude,
un éclair,
et cela suffit à diluer tout doute,
une déchirure, la certitude,
une brèche ouverte dans le tissu du temps.
© David Giannoni


dimanche 12 novembre 2017

Je fabrique de toutes pièces des histoires vraies

http://www.dorothy-shoes.com/ColeresS-Planquees
Dans le miroir, tu as estompé mon reflet. Faibles, dépolies, j'aperçois mes lignes se mouvoir avec fragilité. J'ai l'impression qu'elles me réclament de les protéger.
Tendre, je les effleure soigneusement, comme on emballe les bibelots lors d'un déménagement.
Mais le débris c'est moi.

http://www.dorothy-shoes.com/
© Dorothy Shoes